La cuisine cosmétique : pourquoi ça me pose problème

Article édité (12.03.2016) : vous avez été nombreux-ses à donner des astuces supplémentaires pour utiliser dans le respect la nourriture pour un usage cosmétique, j’ai donc édité cet article en rajoutant vos idées (voir en fin d’article), et si besoin, je le modifierai encore :)
Merci !

Lorsque l’on commence à s’intéresser à la cosmétique naturelle, saine pour soi et pour l’environnement, on a un passage inévitable : celui de l’utilisation des produits de la cuisine, comestibles, en masque pour les cheveux ou la peau. J’en ai moi-même fait un article : je n’ai pas l’intention de renier cette pratique, et encore moins de la bannir, mais comme annoncé dans le titre : ça me pose problème. Essayons ensemble de le résoudre aujourd’hui, mes lapins !

Plongeons dans du guacamole…

Si vous lisez ce blog depuis un certain temps, vous savez que j’entretiens un rapport gustatif passionnel avec mon ami l’avocat. C’est bien simple : je l’aime sous toutes ses formes : entier, en petits cubes, en salade, en guacamole… assaisonné ou pas, peu importe : avocat je te déclare (encore) ma flamme.

Attendez, si je prends la peine d’écrire un paragraphe sur mon amour du petit fruit vert, ce n’est pas par pur plaisir, c’est surtout parce que c’est grâce à lui que j’ai entamé ma réflexion sur l’utilisation de produits comestibles pour en faire des cosmétiques. Oui, j’aime tellement l’avocat que pour moi, faire un masque pour les cheveux avec de la purée d’avocat est un crime (oui, la mesure, tout ça). Auquel je n’ai jamais pu me résoudre : vous pensez bien que sinon, j’aurais été tentée de manger mes cheveux, et là, vraiment, non. Du coup, j’ai fini par me dire que si je trouvais ça inconcevable pour un avocat, pourquoi je trouvais ça normal de se mettre des œufs, du yaourt ou du miel sur les cheveux ?

… et nageons dans le cas de conscience (je sais que ce sous-titre va me poursuivre jusque dans la tombe)

Mettant de côté ma classification gustative, je me suis demandée pourquoi on gaspillait – voilà, le mot est lancé – de la nourriture saine pour un usage aussi … futile me disais-je, que faire briller ses tifs, quand il existe tout un tas de produits non comestibles répondant tout aussi bien à cet usage. Ferait-on l’apologie de cette méthode auprès de parents qui ont déjà du mal à nourrir leur-s enfant-s ? Peut-on vraiment soutenir qu’on se fait un masque au miel quand d’autres ont à peine de quoi se procurer suffisamment de nourriture pour le jour d’après et sont réduits, par le fonctionnement du système et son cercle vicieux, à manger de la merde ? Alors que toi t’es là, avec ton miel bio, de manuka si t’as les moyens et que tu veux éclaircir tes cheveux, ou tes avocats, tes bananes bio, à les écraser pour les mettre sur tes cheveux et ensuite, ça passe à la poubelle (ou dans tes conduits d’évacuation ce qui est peu ou prou la même chose)…

Voilà ça, c’est la première réflexion que je me suis sortie : je culpabilisais pas, mais je me suis posée la question en toute honnêteté, face à moi-même. Alors que personne ne culpabilise, mais la question mérite qu’on se la pose, non ?

Utiliser une huile comestible, c’est une chose : on en a besoin de peu pour faire un bain d’huile. Mais, et surtout quand on a les cheveux très longs et/ou très épais, utiliser deux bananes, un avocat, de l’huile d’olive et un yaourt et une cuiller de miel (exemple type d’un masque très riche pour cheveux très secs), et le faire régulièrement, c’en est une autre. Ce n’est qu’un exemple.

Arrêter de gaspiller de la nourriture saine pour un usage cosmétique

Ma décision à moi, et qui n’engage que moi, ça a été d’arrêter d’utiliser de la nourriture saine juste pour mes cheveux, et ça s’est fait assez progressivement en fait. Ça fait pas mal de temps (plusieurs années) que j’ai arrêté : mes cheveux ne s’en portent pas plus mal. Dans le cas des œufs, c’est un peu différent parce que j’ai aussi arrêté d’en manger (à moins qu’ils ne proviennent d’une ferme privée ou de mon propre poulailler quand j’en aurai un). J’utilise toujours des huiles comestibles bien-sûr (argan, avocat, olive) mais pour moi, les huiles sont un cas à part. Alors peut-être que c’est contradictoire mais c’est comme ça.

Ce qui me pose le plus problème c’est l’avocat le cas du miel : oui, le miel c’est en train de devenir rare (du moins en Europe et aux Etats-Unis), c’est une denrée exceptionnelle qui peut soigner, sucrer, qui ne pollue pas et respecte l’environnement (dans le cas d’une culture respectueuse etc., je ne vous refais pas le dessin). Dans le cas d’une acné sévère, je comprends l’usage du miel en masque sur le visage parce que là on est dans le soin véritable ; mais si j’ai pu faire des masques au miel pour mes cheveux, c’est vraiment un truc que je ne referai plus.

J’ai à ma disposition tout un tas de solutions variées et respectueuses de la planète : les huiles, le beurre de karité, les huiles essentielles (bio et ne provenant pas de cultures amazoniennes), l’aloe vera, le mucilage de lin, et la réutilisation de crèmes (pour le visage qui ne me conviennent plus, ou pour le corps, faite en grande quantité), le vinaigre de cidre, les poudres de plantes, sans parler des produits de la cosmétique naturelle, labellisée, respectueuse de l’environnement, dont vous pouvez retrouver ici une sélection rigoureuse de marques pour prendre soin de ses cheveux.

Moi, noyée dans mon cas de conscience (et aussi dans mon humour DEBORDANT)

Moi, plongée dans mon cas de conscience (et aussi dans mon humour DEBORDANT)

Alors qu’est-ce que je fais maintenant, vieille branche ?

Je crois que cette réflexion résulte de tout le processus de simplification des soins cosmétiques dans lequel je suis engagée depuis un certain temps maintenant, ainsi que de ma réflexion vis-à-vis de la nourriture (changement de régime alimentaire et autres prises de conscience). Parce que pour moi, aujourd’hui, ce n’est pas « simple » de faire un masque avec de la nourriture : il faut l’acheter, il faut la réduire en purée lisse, il faut la rincer : et pour avoir essayé avec de la banane, SAIGNEUR que c’est casse-ovaires à rincer (en plus du fait que ça consomme beaucoup d’eau) ! Donc non : ce n’est pas simple, ni rapide. Je préfère utiliser un peu d’huile d’argan sur mes pointes, faire un rinçage au vinaigre blanc ou de cidre de temps en temps, pratiquer le low-poo (comme le no-poo sauf qu’on s’autorise à faire rarement un shampoing – avec un savon génial pour ma part), et me baser sur la régularité de la chose.

Ce que j’utilise même si c’est comestible : les huiles végétales, je l’ai dit plus haut, le vinaigre de cidre et parfois le jus de citron, les graines de lin, les flocons d’avoine. Tous pour les mêmes raisons : il en faut très peu à chaque fois et ce ne sont pas des aliments de première nécessité. Et qu’en plus de cela, ces produits peuvent être salvateur dans le cas de certains problèmes de peau et de cuir chevelu (je pense notamment aux flocons d’avoine dans les cas d’eczéma sévère). J’utilise également les noyaux d’avocat, bien-sûr, mais comme ce n’est pas comestible, je n’avais pas jugé utile de le mettre ici : je le signale maintenant car c’est pas mal revenu aussi dans les retours. :)

Je pense qu’on peut continuer à utiliser de la nourriture comme cosmétique, mais il faut trouver des moyens pour moins gaspiller, ou pour faire en sorte que cette utilisation ne s’apparente pas à un gaspillage d’un aliment sain et bon à manger : par exemple, Laetitia du blog Le Corps, La Maison, L’Esprit, a trouvé une astuce géniale que j’utilise depuis : se servir des restes de la chair d’avocat collée à la peau après l’avoir mangé, comme masque pour le visage ! Et je suis sûre que, dans la même veine, on peut trouver d’autres astuces de récup’ pour nourrir nos tifs et notre peau !

Par exemple, comme l’ont fait remarquer de nombreux commentaires : utiliser des fruits qui ne seraient plus mangeables, un avocat ou une banane trop mûrs : pour éviter le gaspillage pour le coup, on peut les utiliser en masque pour des cheveux qui en auraient besoin ! Comme toujours, on revient à beaucoup de bon-sens… :)

Merci par ailleurs pour vos nombreux commentaires, vous avez donné plein de belles idées et je vous le dis pas souvent mais vous êtes des lecteurs en or, voilà c’est fait <3

Je vous invite à partager vos réflexions en commentaire, le débat est ouvert ! :)

Le shikakai : recettes et astuces

Salutations belle compagnie !

Comme vous le savez sans doute si vous lisez un peu ce blog, je suis pas mal adepte du no-poo, cette technique qui consiste à ne plus utiliser de shampoing pour se laver les cheveux, en le remplaçant soit par un water-only (dont j’expliquais ma méthode dans cet article), soit par un lavage doux avec des poudres (bicarbonate, plantes…)

Aujourd’hui donc, je vais vous proposer l’une de mes recettes de lavage au shikakai, parce que je ne fais jamais tout à fait la même chose, soit pour des raisons de stock, soit pour des raisons de demande spéciale de mon cuir chevelu !

Pourquoi le shikakai ?

En ce moment, mon cuir chevelu refait des siennes : je pensais depuis longtemps que c’était du psoriasis, mais après moult recherches, je pense plutôt que c’est une forme d’eczéma. Ô Joie ! cela dit, les conseils que je donne dans cet article pour lutter contre le psoriasis sont toujours valables : et je dirais même plus ! Ils valent pour pas mal de dermatoses sèches.

Associé à cela des pointes sèches en ce moment (une grande première pour moi), et vous avez une illustration parfaite du CHIANT :)

Elle est belle ma mousse, elle est belle !

Elle est belle ma mousse, elle est belle !

A cause de ma sécheresse de pointes, je préfère limiter plus encore l’utilisation du shampoing ; il faut que je fasse quelque chose pour mon cuir chevelu. D’autant que les dermatoses peuvent s’accompagner généralement d’une chute un peu prononcée des cheveux : adorable, on vous dit !

J’ai toujours adoré le shikakai : lavage doux, mais efficace, stimule la pousse, et le cuir chevelu, asceptise tout ça et favorise le traitement des affections du cuir chevelu (pellicules ou excès de sébum). Alors certes, c’est une poudre dont l’utilisation se mérite : piquante, tellement fine qu’elle rentre dans les voies respiratoires à la vitesse de Buzz l’Eclair, mais j’aime bien ça moi, les défis (et préparer ma poudre avec un foulard recouvrant tout le visage, c’est tellement rigolo) !

Mais je me suis dit, tant qu’à faire, autant profiter de ce lavage pour en faire un petit soin et renforcer le traitement de mon cuir chevelu. C’est pour cela que j’ai rajouté la poudre d’amla à ma préparation : elle renforce le côté assainissant du soin, tout en stimulant également la pousse, et elle ne pique pas, elle ! Elle embellit également la couleur si la chevelure est dans les châtains et les bruns.
Enfin, pour renforcer le côté lavant, j’ai rajouté un peu de bicarbonate de sodium : mon p’tit pote à tout faire ! Alors ce qui est très drôle (oui, je m’amuse d’un rien), c’est la texture que prend le mélange quand on ajoute le bicarbonate : une véritable mousse au chocolat ! Je vous assure que sans l’odeur, on y croit vraiment… Alors je ne suis pas spécialiste en chimie donc je ne pourrais pas vous expliquer le pourquoi du comment, mais maintenant je comprends vraiment comment le bicarbonate peut remplacer les blancs d’oeufs battus en neige dans la pâtisserie vegan !

Recette

Proportions à adapter :

  • 2 CàS bombées de shikakai
  • 1.5 CàS bombée de poudre d’amla
  • 2 CàC de bicarbonate

Mélangez les deux poudres végétales dans un bol ou un saladier avec de l’eau tiède, puis ajoutez le bicarbonate : attention, prévoyez un peu plus grand parce qu’avec l’effet du bicarbonate, ça gagne en volume !

Application et rinçage

A l’application, la mousse est vraiment très agréable ! Ça facilite considérablement l’étalage, j’ai pu bien en mettre partout, alors qu’avec la masse que j’ai, ce n’est pas évident ! J’applique sur cheveux mouillés, c’est plus efficace et plus rapide.
Ensuite, une fois que j’ai eu fini mon bol de mousse au chocolat sur ma tête, j’ai mis un sac plastique (rose flashy, du plus bel effet) sur ma crinière et hop ! Pause d’une heure et demie environ.

Au rinçage, ça a été beaucoup plus facile que shikakai tout seul : je pense que c’est l’effet bicarbonate – mousse au chocolat : j’ai bien massé et c’est parti tout seul. J’ai fignolé le tout en appliquant un peu d’après-shampoing Logona aux protéines de blé sur mes longueurs, parce que comme je l’ai dit plus haut, c’est assez sec en ce moment.

Résultats en photo

Le résultat me plaît vraiment : mes cheveux sont doux, volumineux, faciles à démêler, brillants et mes boucles sont bien formées ! Je sens vraiment aussi le côté gainant des poudres, et je sais d’expérience que grâce à une utilisation régulière des poudres indiennes, on peut gagner en masse (j’en parlais dans l’article sur les poudres ayruvédiques) !

Et vous, le shikakai, ça vous botte (ou ça vous fait tousser) ? Vous avez essayé ?

Huile de massage épicée pour chaleur et détente immédiates !

Allez hop, aujourd’hui, c’est détente !

Je reviens avec un peu de détente dans ma sacoche, rien qu’pour vous mes p’tits loups !

Prendre soin de soi, c’est se nourrir avec de bonnes choses, c’est prendre du temps pour soi, lire un bon bouquin, s’attacher à création de quelque chose, etc., mais ça passe aussi par le toucher. La façon dont on se touche, comment on aborde son propre corps, fait partie intégrante pour moi d’une pratique de bien-être et de bienveillance envers soi. Bien-sûr, on ne parle pas ici d’égocentrisme : plus on s’aime et se regarde avec bienveillance, mieux on est à même d’aimer les autres avec bienveillance, et là, on ne fait qu’ouvrir des portes sur son chemin.

Nos corps sont nos partenaires pour notre vie, notre lien à la Terre, notre vaisseau. Le toucher, quand on aime quelque chose, ou quelqu’un, c’est quelque chose qui vient tout de suite, et qui est très important ; alors le massage, sur soi, sur l’autre, et sur tout le corps, non seulement ça me parle, mais en plus c’est une façon très agréable de se réapproprier son corps, et de lui montrer qu’on l’aime. Ou de montrer à l’autre qu’on aime son corps… :)

La main, cet outil fabuleux.

Massage va souvent de pair avec huile de massage : techniquement, n’importe quelle huile peut faire l’affaire (mieux vaut éviter qu’elle soit trop grasse cependant, c’est vite désagréable) ; on peut donc prendre de l’huile d’amande douce, de l’huile de sésame, du monoï… Mais j’avais envie de vous proposer une huile un peu plus spécifique et chaleureuse, avec une synergie d’huiles essentielles à la fois énergisantes et calmantes, et qui aident à évacuer les tensions. J’ai utilisé pour cela des huiles essentielles dont je me sers à la fois en cosmétique et en pharmacopée : ce ne sont donc pas des achats superflus, d’autant que les huiles essentielles se conservent longtemps.

Sans plus tarder, voici la recette, pour 50 mL d’huile de massage !

Ingrédients

  • 30 mL d’huile de sésame
  • 20 mL d’huile de noisette
  • 30 gouttes d’huile essentielle d’encens
  • 15 gouttes d’huile essentielle de patchouli
  • 15 gouttes d’huile essentielle d’orange
  • 10 gouttes d’huile essentielle de mandarine
  • 8 gouttes d’huile essentielle de cannelle

Réalisation

Désinfectez votre contenant, et versez directement les ingrédients les uns après les autres dedans. Mélangez bien pour que les huiles essentielles se répartissent de façon équilibrée dans les huiles végétales.
Attendez au moins deux ou trois heures avant d’utiliser votre huile (le mieux étant de laisser reposer environ 12h avant utilisation) : il faut laisser le temps aux huiles essentielles de créer la synergie, qui fait toute la force de cette huile.

Utilisation

Comme cette huile contient des huiles essentielles, on va donc éviter enfants en bas âge et femmes enceintes. Elle peut être utilisée sur tout le corps (sauf le visage et les muqueuses sensibles, cela va de soi).
J’aime beaucoup l’utiliser le soir avant de me coucher : son odeur chaude me détend. Je l’applique aussi sur des points de tension musculaire quelques jours de suite : elle a fait des merveilles sur un torticolis et contracture de toute la zone du cou au trapèze droit ! Vous pouvez aussi l’appliquer sur les creux des poignets, sous la plante des pieds, en massant en petits cercles, pour profiter de son effet relaxant. Elle n’a pas un effet gras, vous pouvez faire un massage sans que l’autre ait l’impression d’être devenu un rôti à frire à la fin du massage.

Et voilà la bête, il manque juste l'odeur !

Et voilà la bête, il manque juste l’odeur !

Et bien évidemment, vous pouvez vous en servir sur vous (auto-massage) ou un-e partenaire, pour un massage relaxant et … chaleureux ;)

Amusez-vous bien, et prenez soin de vous !

Masque riche pour les cheveux et crème multi-usages

Après mon speech sur la cosmétique maison, et ma volonté affichée de simplifier réellement mes recettes (qui, en cela, suivront ma façon de prendre soin de moi qui s’est elle aussi simplifiée en même temps que stabilisée), je vous présente donc la mise en application directe de cette nouvelle volonté : un masque riche pour les cheveux secs, mais qui, grâce à la simplicité de sa composition, peut aussi être une crème pour le corps, pour les mains, ou un masque pour le visage (peaux sèches, atopiques…) !

La couleur est due à ma cire bio non raffinée, et ça ressemble à une mayonnaise, c'est marrant.

La couleur est due à ma cire d’abeille bio non raffinée, et ça ressemble à une mayonnaise, c’est marrant.

Une recette tout bénèf’ : rapide à faire, vraiment peu chère et dont les ingrédients, simples, peuvent être personnalisés selon votre type de cheveux ou de peau. Vous pouvez aussi choisir de n’utiliser qu’une ou deux huiles, en gardant les mêmes proportions. Certains ingrédients sont présents car il faut que je termine certains stocks (je déteste jeter), c’est précisé entre parenthèses. Quant aux huiles, on n’est pas obligé d’en mettre autant, vous pouvez simplifier, du moment qu’il y a le même pourcentage d’huile !

Ingrédients

Phase A

  • 15% d’huile végétale de sésame
  • 10% d’huile végétale de coco
  • 10% d’huile végétale d’avocat
  • 5% d’huile végétale de ricin
  • 6% de cire d’abeille bio

Phase B

  • 50% d’eau
  • 7% de glycérine végétale bio
  • 2% de squalane végétal (facultatif)
  • 2% de gomme xanthane
  • 1% de mousse de babassu (facultatif)

Phase C

  • 1% de conservateur Cosgard
  • 1% d’huile essentielle d’ylang-ylang (facultatif)

Procédé

Dans un bol ou un saladier, placez tous les ingrédients de la phase A (les huiles) et mettez à chauffer jusqu’à ce que la cire ait fondu. Dans le même temps, mettez la quantité d’eau à chauffer dans une bouilloire (ou sur le feu, hein, mais la bouilloire est plus rapide et économique dans mon cas), mais ne la faites pas bouillir. Versez-la ensuite dans un bol, et ajoutez les autres ingrédients de la phase B en remuant doucement.

Une fois que la cire d’abeille a totalement fondu, incorporez progressivement la phase B à la phase A tout en battant énergiquement (ou en laissant votre batteur faire, si vous en avez un) pendant trois minutes. Puis placez votre saladier dans un fond d’eau froide et battez trois minutes supplémentaires. Normalement, la mayonnaise a pris au bout de la première ou deuxième minute à chaud, mais le fait de battre en refroidissant ainsi va aider l’émulsion à être stable.

Laissez la crème reposer un peu et refroidir totalement avant d’ajouter la phase C, en remuant doucement. Transvasez votre crème dans son pot préalablement désinfecté, et voilà, c’est prêt !

Et voilà la bête, dans son pot. C'est doux et ça sent bon.

Et voilà la bête, dans son pot. C’est doux et ça sent bon.

Utilisation, résultats et photos

Comme je l’ai dit en début d’article, cette crème est à usages multiple. Je l’ai essayée en masque pour les cheveux : très efficace, elle m’a laissée une chevelure brillante et soyeuse ; en crème pour le corps, elle pénètre très vite et laisse la peau vraiment très douce. Son odeur est légère et enveloppante. Elle s’étale très bien et il n’y a vraiment pas besoin d’en mettre beaucoup ! Je l’ai également testée en leave-in (soin sans rinçage), avec beaucoup de satisfaction : elle ne me graisse pas du tout les cheveux (je n’en mets que sur les pointes) et adoucit considérablement mes pointes sèches ! Je l’utilise également de temps à autres en crème de nuit : peau douce et rebondie le lendemain matin, mais pas grasse ! Bref : j’adore cette crème :) !

En attendant, voici une photo de mes cheveux, ça faisait un bail n’est-il pas ? Ils ont bien poussé, ils sont à 95 cm et sont en pleine forme, après quelques mois de flottement (d’où l’absence de photo) ! J’ai donc atteint *tambours* mon premier objectif, qui était le coccyx *trompettes*. Ainsi ai-je été projetée sur la voie de mon objectif suivant : sous les fesses (je ne sais pas si ça correspond au classic chez moi, mais je trouve cette longueur harmonieuse) ! Dernier point : je laisse volontairement mes cheveux pousser un peu comme ils l’entendent, et former des fairy-tale ends, parce que je trouve ça bien plus joli avec mes ondulations !

Et voilou ! ça pousse :)

Et voilou ! ça pousse :)